Du 18 mars au 18 avril,

la faculté accueille l’exposition

La guerre n’est pas finie, stigmates extérieurs et intérieurs 

de Julien Sunyé

L’entrée est libre du lundi au vendredi de 9h à 17h. 

Biographie – Julien Sunyé

TRAVAIL PHOTOGRAPHIQUE – SERIES BLACK HOLES

Né à Amsterdam en 1982 d’un père français et une mère néerlandaise, Julien Sunyé grandit dans une petite ville dortoir située au Nord de la capitale, entourée de champs verts, de canaux et de forêts.

Son enfance est marquée par le manque d’amour et l’impossibilité de partager son goût pour l’esthétique des choses et la beauté du monde qui l’émeuvent tant. Ces moments non-partagés sont pour lui comme des moments perdus. A la manière de Bartleboom dans le roman Océan Mer d’Alessandro Baricco (qui écrit des lettres à sa femme fantasmée qu’il ne connaît pas encore), il se met à photographier tout ce qui le touche pour conserver ces moments et, une fois son amour trouvé, les partager avec « elle ».

Inspiré par l’oeuvre d’Henri Cartier-Bresson et Willy Ronis, Julien Sunyé se rend souvent à Paris dans les années 2000-2004 pour y faire des photographies de rue.

En 2011, il déménage à Istanbul, y mélange ses expériences parisiennes avec les couleurs chaudes du film « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » de Jean-Pierre Jeunet. Son travail évoque la grandeur de cette ville turque accueillante, au travers d’une galerie de portraits vivants haut en couleurs.

Mais quelques années plus tard, il tombe malade, frappé par une dépression sévère qui le terrasse. Peu à peu il s’éteint. Il est contraint de quitter son travail dans la finance, seul moyen de financer sa passion pour la photographie.

Sa maladie perdurera plusieurs années. La photographie sera alors sa seule planche de salut pour combattre ce mal insidieux qui le ronge. Il arpente les rues d’Istanbul afin de rester connecté au monde et aux gens qui composent cette ville en les photographiant.

Puis en 2016, à l’occasion d’un séjour de vacances, il visite Verdun en France. Il est saisi par l’idée que, même si 100 ans se sont écoulés depuis le 11 novembre 1918, la guerre perdure toujours mais sous d’autres formes. Il associe son mal de vivre causé par un traumatisme de la petite enfance à ce paysage bouleversé à jamais par les conflits de la première guerre mondiale. Il pense aussi à tous ceux qui sont, comme lui, emprisonnés dans leurs âmes en peine, en proie à leurs conflits intérieurs ou vivant dans des pays en situation de guerre.

C’est un déclic pour Julien Sunyé qui décide alors de déménager à Paris pour intégrer l’Ecole de photographie Spéos. Il misera tout sur la photographie en utilisant ses dernières économies.

En 2017, il débute ainsi la série Black Holes par cinq photographies inspirées par sa vision des champs de bataille de Verdun.

Cette série prend peu à peu de l’ampleur pour aboutir à une cinquantaine de photographies réalisées dans vingt-cinq lieux et pays différents. Les shootings s’enchaînent d’Amsterdam à Malaga, de Cherbourg à Berlin, de la France à l’Italie.

Cette série photographique Black Holes lui aura permis de transcender son mal être. La fin de ce travail photographique marquera la fin de son état dépressif et le départ d’une nouvelle série de nus romantiques intitulés « Portraits intimes » lumineux.

Dates clés :

1982 – nait à Amsterdam

2000 – commence la photographie de rue à Paris

2005 –diplômé en Etudes Européennes de l’Université d’Amsterdam et en Gestion de l’Environnement et des Ressources Naturelles et de l’Université Libre.

2006 – Commence à travailler pour la banque ABN Amro en tant que freelance

2010 – Travaille pour la banque ING à Istanbul

2011 – Quitte son travail dans la finance pour apprendre la langue turque et pour continuer son travail photographique de rue à Istanbul où il vit désormais.

2012 – Publication de son premier livre photographique Istanbul – portrait in vier seizoenen (Istanbul portrait en quatre saisons) https://www.vrijeboeken.com/book/9789081220842-istanbul.html

2012 – Mention au concours photographique d’Istanbul  (organisé par la mairie d’Istanbul (IBB), l’association de photo et de cinéma amateurs d’Istanbul (IFSAK) et l’Université des Beaux Arts Mimar Sinan (Mimar Sinan Güzel Sanatlar Üniversitesi) https://www.tfsf.org.tr/yarisma_detay.asp?ID=158

2012 – Retour à Amsterdam pour travailler au siège social de la banque ING.

2016 – Déménage à Paris pour joindre Spéos qu’il quitte aussitôt.

2017 – Joint l’Académie de photographie à Amsterdam

2017 – Nomination dans les 3ieme Fine Art Photography Awards https://fineartphotoawards.com/winners-gallery/fapa-2016-2017/amateur/conceptual/hm/3770

2018 – Courte publication sur Black Holes dans Kiekie, petit journal amstellodamois sur la photo http://www.fotolabkiekie.com/kiekie-no-21-cover-koos-breukel/

2018 – Contribution à un article traitant de la différence entre porno et art dans le nu https://issuu.com/cjpnl/docs/c10_issuu_klein (a partir de page 40-41)

2018 – Nomination dans les 4ieme Fine Art Photography Awards https://fineartphotoawards.com/winners-gallery/fapa-2017-2018/professional/fine-art/hm/5636

2018 – Prend son premier cours de yoga, c’est le début de la guérison et d’une plénitude retrouvée.

2018 – Nomination de trois photos – treizième édition des black and White spider awards

 

https://www.juliensunye.com/

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https://www.instagram.com/juliensunye/

 

 

 

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