]> Le savoir vagabond, histoirede l’enseignement de la médecine

La faculté

Faculté de médecine Paris Descartes > Le savoir vagabond, histoire
de l’enseignement de la médecine
>

Le savoir vagabond, histoire
de l’enseignement de la médecine

 

La faculté de médecine Paris Descartes est heureuse de vous présenter le dernier livre de Mr Patrick Berche :

 


LE SAVOIR VAGABOND

HISTROIRE DE L’ENSEIGNEMENT DE LA MÉDECINE

 

 


 

couverture du livre
……..Au début, l’enseignement de l’art de guérir s’est transmis par compagnonnage, sans livres, à la façon dont le centaure Chiron aurait éduqué le demi-dieu Asklépios, par « la parole, le couteau et les herbes ». Les médecins grecs, les Asclépiades, formaient ainsi leurs élèves au chevet des patients. Au IVe siècle avant notre ère, Hippocrate de Cos débarrasse la médecine de ses oripeaux de religion et de magie, en postulant que les maladies ont des causes naturelles. C’est à cette époque que les premières écoles de médecine apparaissent sur le pourtour méditerranéen. Dès lors, le savoir médical va vagabonder selon les vicissitudes des temps. On le verra prospérer, puis s’éteindre dans de nombreux foyers de lumière, à Alexandrie, à Gundishapur, à Bagdad, au Caire, à Kairouan, à Cordoue… L’héritage de la médecine grecque est transmis aux Perses, puis aux Arabes qui ont su le préserver.

……..En Occident, l’enseignement médical connaît un long sommeil dans le haut Moyen Âge, quand la médecine n’est plus exercée que par les moines bénédictins durant près de sept siècles. Renaissant en Occident à Salerne, le savoir médical connaît un renouveau lors de la création des universités, à partir du XIIIe siècle, à Bologne, Montpellier, Paris et Padoue. A la Renaissance, on remet en cause le savoir antique et une profonde révolution culturelle métamorphose la médecine. On explore le corps humain et on se met à quantifier les phénomènes vitaux en mesurant le pouls et la température corporelle… Harvey découvre la circulation sanguine. C’est la naissance de la médecine moderne qui bouleversera l’enseignement médical traditionnel. Suivra l’approche anatomo-clinique qui classe les maladies en fonction des symptômes et des lésions observées à l’autopsie. L’enseignement clinique sera mis au pinacle par l’École française au XIXe siècle, avant de connaître une embellie dans les pays germaniques, qui associent la clinique à l’enseignement et à la recherche, une prémonition des Centres hospitalo-universitaires, mis en œuvre en 1958 par Robert Debré. Aujourd’hui, le cœur battant de l’enseignement et de la recherche médicale se situe Outre-Atlantique, à Baltimore, Boston, Yale, San Francisco… Jamais la médecine n’a connue plus féconde période.

 

photo de P. Berche

 

« Jamais l’enseignement de la médecine n’a connu plus féconde période. Pour prétendre le réformer, il faut connaitre le passé : comment sont nés les CHU ? D’où vient l’idée que la recherche est intimement liée à la pédagogie ? Comment se sont développés les différents systèmes pédagogiques en Occident depuis le Moyen Âge, en France, en Angleterre, en Allemagne, aux Pays-Bas, aux États-Unis ?

Je me suis essayé à répondre à toutes ces questions dans cet ouvrage historique. Il en ressort quelques idées simples, de bon sens, qui peut-être pourraient améliorer les choses et faire progresser l’enseignement de la médecine. Je suis heureux de vous faire parvenir cet ouvrage qui cherche à faire connaître, plus qu’à convaincre. »

Patrick Berche

 

Pour plus d’information, voir le site de l’éditeur :

www.editions-docis.com

© Crédit photo page d’accueil :
Rembrandt, « La Leçon d’anatomie du docteur Tulp », Cabinet Royal de Peintures Mauritshuis, La Haye. Le 16 janvier 1632, au Waag, un théâtre d’anatomie d’Amsterdam, sept chirurgiens sont très attentifs aux gestes et aux explications du maître, Nicolaes Tulp, qui pratique la dissection du cadavre d’un voleur de 41 ans, Adriaans Adriaanszoon, pendu le jour même.

Fenetre vidéo Fermer